Actualités de l’option théâtre

 

Les élèves de l’option Théâtre parlent de l’option et répondent aux questions des chroniqueurs de Saint-François-de-Sales (Emission n°3  RCF-La Parole aux jeunes) qui s’interrogent sur ce que l’on fait dans une option Théâtre, sur ce qu’on y apprend, sur les sorties Théâtre à Paris ou à la Scène Nationale, et surtout, sur ce que la pratique du théâtre apporte aux jeunes.

 

Rencontre des optionnaires Théâtre (Niveau 1ère) avec Laurent Cogez (Collectif Colette) dans la cadre du jumelage avec la Scène Nationale et la région Normandie.

Pour voir un extrait de cette belle journée, jetez un œil sur la page Facebook de l’option sur …

https://www.facebook.com/SFSalesOptionTheatre/

 

Chronique Théâtrale : La première sortie Théâtre de l’option – niveau 1ère, racontée par une optionnaire

Titre : Le Porteur d’Histoire

Auteur : Alexis Michalik

Metteur en scène : Alexis Michalik

Théâtre : Carré du Perche de Mortagne (Scène Nationale 61)

Le : jeudi 6 octobre 2016, sortie de l’option Théâtre -1ère- encadrée par Madame Boisbunon Hanocq

Ce que je savais avant d’aller au spectacle : Avant d’assister au spectacle, je savais que l’histoire était “au sujet d’un homme qui portait une histoire en lui”. Il n’était pas sûr qu’elle soit vraie. Cependant il découvre qu’elle est authentique car elle était inscrite dans la littérature ancienne. S’ensuit donc tout un mystère autour de l’histoire, où les personnages tentent de rassembler les pièces du puzzle. Ainsi, la pièce abordait des thèmes autour d’une femme, du voyage, du secret et des livres. Par ailleurs, je savais également qu’il y avait environ 5 comédiens sur scène et un tableau sur la scène.

Ce que j’imagine avant d’entrer dans la salle : Tout d’abord, je savais qu’il y avait un tableau sur scène donc il était facile de l’imaginer déjà avant d’entrer dans la salle. Sinon, j’imaginais la scène avec assez peu de décors, comme c’était le cas vu que les comédiens jouaient avec la distanciation.

Ce que ma mémoire photographie du spectacle et ce que j’en garde : Au niveau de l’éclairage, toute la scène était éclairée sauf quand il y avait deux personnages au téléphone. Dans ce cas, les projecteurs éclairaient seulement les deux personnages et le reste de la scène était noire. Il y avait peu de décors, seulement un tableau noir au fond de la scène où les comédiens notaient au fur et à mesure du spectacle les mots clés utiles pour comprendre l’histoire ou nous faire retenir l’essentiel. De plus, il y avait un portant à vêtements où quelques costumes étaient accrochés, les autres étaient parfois derrière ou devant le tableau où ils se changeaient. Sinon, à part cinq tabourets rajoutés aussi sur scène, le plateau était nu.

Le changement de costume se faisait lorsqu’ils devaient jouer un autre personnage. En effet, 5 comédiens (deux femmes et trois hommes) se partageaient les rôles de 35 personnages (Martin Martin, Eugène, Frédéric, De Bourmont, Henri, Dimitri, Alexandre fils, Jérôme, Alia, Josiane, Joséphine, Barbara, Yolande, Jeanne, Huguette, Sylvie, Aurélie, Adélaïde, Marie-Antoinette, l’homme, le notaire, Henri, Polignac, Sixte II, Le patron du bar, Michel, Alexandre, l’homme sans âge, l’agent, le douanier, le garagiste, le père, Hervé, Clément VI).

Pour rassembler les pièces du puzzle et pour faire comprendre l’histoire au personnage d’Alia ainsi qu’à nous spectateurs, le personnage de Martin Martin raconte son histoire à lui. Ainsi, en racontant son histoire, il raconte celle des carnets qu’il a retrouvés après la mort de son père. C’est pourquoi on a plusieurs époques qui apparaissent dans la pièce (environ du Moyen-Âge lors de la grande peste jusqu’aux années 2000). J’ai donc beaucoup aimé comment les comédiens passaient rapidement d’une époque à une autre et donc d’un personnage à un autre. C’était assez impressionnant parce qu’il faut se détacher très vite du personnage et se mettre dans la peau du suivant aussi rapidement qu’on a quitté le précédent.

Malgré tout, les transitions se font très bien et j’ai bien accroché. J’ai beaucoup aimé aussi quand deux personnages de différentes époques sont en train de lire un carnet en même temps. Ils se passent la parole afin de nous faire basculer à travers un autre époque. Les costumes nous aidaient à mieux nous situer dans une époque ou une autre.

De plus, pour accompagner leur jeu, une musique de fond était parfois présente et nous plongeait encore plus dans l’époque et l’histoire.

Ainsi, je garde un très bon souvenir de cette pièce : c’est celle que j’ai préférée parmi toutes les pièces que j’ai déjà vues. Le grand nombre de changement d’époques et de personnages m’a un peu perturbée au départ mais au fur et à mesure que la pièce progressait, l’histoire devenait beaucoup plus claire. De plus, j’ai trouvé l’histoire vraiment intéressante autour du mystère. On a sans cesse envie de connaître la suite pour comprendre le secret qui se cache à travers ces carnets. Sinon, j’ai trouvé cette pièce très vivante et le jeu des comédiens impressionnant avec la distanciation.

Hélène Duhé, option Théâtre 1ère

Portes Ouvertes: vendredi 18 mars 2016: les élèves de l’option y étaient!

Antoine et Amine, devant l'affiche du Revizor
Antoine et Amine, devant l’affiche du Revizor

Vendredi 18 mars, de 17h à 20h, les enseignantes de l’option Madame Boisbunon Hanocq  et Madame Paris ont présenté l’option Théâtre créée à la rentrée 2015. Elles étaient accompagnées de quelques élèves de l’option Théâtre, venus partager leur bonne humeur et répondre aux questions des visiteurs. Voici quelques réponses que les jeunes optionnaires ont données. “Au début, on ne se connaissait pas vraiment. Nous venions de différents établissements. Aujourd’hui, avec l’option, on est devenu un groupe d’amis. On a fait cinq sorties théâtre avec nos professeurs, au Théâtre d’Alençon ou à Paris. On a appris à se connaître “, raconte Amine. Et puis, “le théâtre m’aide beaucoup pour vaincre ma timidité“, ajoute-t-il. Pour d’autres, c’est l’ouverture culturelle qui prime “on va dans de grands théâtres, on voit les mises en scène de grands metteurs en scène et on travaille dessus en cours”, explique Antoine, qui mentionne que de surcroît, “c’est un cours complètement différent, il y a un cadre mais qui permet aussi de lâcher prise“.

Pour la rentrée 2016, l’option facultative Théâtre concernera deux niveaux du lycée: les secondes générales et les 1ères (L-ES-S).

 

 

 

Vanishing Point, crée par Marc Lainé, au Théâtre d’Alençon: une cinquième sortie pour l’option Théâtre

Mardi 20160301_202321 (1)1er mars, les élèves de l’option ont pu assister à la représentation de Vanishing Point, mis en scène par Marc Lainé, à la Scène Nationale 61. La pièce mêle la vidéo avec des projections simultanées et la musique du groupe Moriarty présent sur la scène.

L’histoire est celle d’un road trip, d’une rencontre improbable, d’un voyage merveilleux sur fond de légendes venues d’outre-Atlantique. Comment être à deux endroits en même temps? Qu’est ce qui structure le souvenir? Peut-on “disparaître” ?

Antoine, un jeu20160301_202244ne élève de l’option, précise en sortant de la salle “ce qui est génial, c’est que la fin devient le début. Du coup, on a envie de revoir la pièce et on repense à tout ce qui s’est passé durant le spectacle”.

Les élèves enthousiastes ont su apprécier à leur juste mesure cette création et réfléchir à ce qui “fait théâtre”.

 

 

Le Revizor, Théâtre d’Alençon

Mardi 2 février, les 17 élèves de l’option théâtre ont assisté à leur quatrième sortie théâtre: Le Révizor, de Nicolas Gogol, auteurrévizor russe du XIXe siècle sans une mise en scène de Paula Giusti. Cette soirée leur a également permis de venir accompagné de l’invité(e) de leur choix, à titre gracieux. C’était l’occasion de faire partager  le goût du spectacle vivant !

Dans cette farce grinçante, Gogol dénonce la corruption et décortique avec finesse les mécanismes de la peur. Tout commence par un quiproquo. Une lettre arrive au gouverneur d’une bourgade russe sans nom. La missive lui annonce qu’un inspecteur de l’administration impériale arrive avec des « instructions secrètes ». Là où règnent désordre et magouilles en tous genres, c’est le branle-bas de combat ! La paranoïa se répand immédiatement chez les notables noyés dans l’alcool et pourris par la corruption. Et leur imbécillité ne tarde pas à leur jouer des tours. L’arrivée fortuite de Khlestakov, un voyageur sans le sou, va entraîner une série de quiproquos. La peur qui attise la bêtise fait de lui ce redouté Révizor.” (source Scène Nationale 61)

Cette fable qui tourne autour d’une marionnette, multiplie les mises en abyme, décline la thématique du théâtre dans le théâtre. Manière habile de poser à la fois la question de l’illusion et celle de la manipulation. Au fond, qui est le vrai pantin de la farce?

Prochaine sortie pour les élèves de l’option (après Battlefield de Peter Brook et En attendant Godot de Becket mis en scène par Jean-Pierre Vincent aux Bouffes du Nord- Paris, mais également après La Danse du diable de Caubère et Le Révizor à la Scène Nationale) : Vanishing Point, Scène Nationale, mardi 1er Mars 2016.

 

Philippe Caubère, La Danse du Diable, Théâtre d’Alençon

Vendredi 15 janvier, le groupe d’optionnaires de Saint-François de Sales, s’est rendu à la représentation de La Danse du diable, de Philippe Caubère, au Théâtre d’Alençon (Scène Nationale 61). Avant de voir le spectacle, les optionnaires sont impatients de comprendre: « comment Caubère fait-il pour interpréter tout seul autant de personnages à la fois? » En effet, Caubdanse du diableère, qui a fait ses armes au Théâtre du Soleil,  reprend le spectacle « comique et fantastique » qu’il a créé en 1981. Il interprète sur un plateau dépouillé plusieurs personnages de sa jeunesse que nous, spectateurs, créons « par notre propre regard » comme il le dit lui-même lors du spectacle. Honorine, jeune optionnaire de seconde souligne « le rythme rapide ». Léon s’interroge sur la part d’improvisation. « ça a l’air de partir dans tous les sens mais on retrouve le fil au bout d’un moment ».  Caubère nous embarque dans sa chambre d’enfant, ou encore à un concert de Rock, ou au beau milieu d’une colline provençale et nous fait rencontrer entre autres, sa mère, le Général de Gaulle et Jean-Paul Sartre. On rit beaucoup, l’acteur joue avec le public,  même si peu à peu, on sent se tisser des fils tragiques. Un élève confie : « J’étais ému à la fin. J’avais presque envie de pleurer ». C’est là que le théâtre, spectacle vivant, prend tout son sens : l’acteur crée, joue et le spectateur est son complice. Il n’est certainement pas plongé dans l’obscure passivité de la salle, comme le pense Peter Brook,  le spectateur devient assistant.

 

Beckett, En attendant Godot, Bouffes du Nord, Paris

DimanchGodot-attentee 13 décembre, les élèves de l’option théâtre encadrés par leurs professeurs Valérie Boisbunon Hanocq et Fabienne Paris, ont eu la chance d’assister à la représentation d’une des plus célèbres pièces de Beckett, En attendant Godot, mise en scène par Jean-Pierre Vincent. Placés face à la scène, dans les trois premiers rangs, le groupe a découvert une mise en scène comique, faites de mimes, de gags, de références au cinéma muet américain. Pour autant, la dimension philosophique de la pièce n’est pas en reste. En effet, deux vagabonds, Vladimir et Estragon, attendent de manière répétée et perpétuelle un certain « Godot » qui ne vient pas. Ainsi, se succèdent les vaines tentatives de divertissement. Pour les élèves de l’option qui ont travaillé la pièce lors des séances, assister à la mise en scène revenait à entendre « une réponse au texte ». « Nous aussi, lors des cours, on a essayé de jouer les didascalies, très précises, du texte. On a essayé plusieurs façons de faire. Là, on a eu une réponse parmi d’autres. Une réponse comique», précise Valérie Boisbunon Hanocq, professeur de théâtre. Et un optionnaire d’ajouter « c’était génial de reconnaître les références à Chaplin ou à Harold Lloyd. Ça change tout d’avoir réfléchi avant aux sens du texte et aux possibilités de le jouer ».

Peter Brook, Battlefield, Bouffes du Nord, Paris

Samedi 10 octobre, les élèves de l’option théâtre du lycée Saint-François-de-Sales (Alençon) se sont associés à l’un des voyages de la CELECA, une association culturelle indépendante, vieille d’un demi-siècle, tenue d’une main de maître par l’Abbé Pierre Carrelle, qui propose aux élèves du lycée des sorties culturelles à Paris. En point de mire de cette journée parisienne, le spectacle de l’illustre metteur en scène Peter Brook, qui monte Battlefield au Théâtre des Bouffes du Nord, avant de partir pour une tournée internationale.

Partis avant le lever du soleil dans un car plein, les optionnaires ont pu suivre avec leur professeur de théâtre, un circuit dédié aux arts et aux lettres. Première halte au Musée d’Orsay. Dans cette ancienne gare, toute faite de pierre, de métal et de verre, les optionnaires ont reçu une présentation de la pièce, de l’intrigue, et poursuivi leur apprentissage de la distanciationDSC08177, théorie chère à Peter Brook. Puis, les jeunes ont suivi une visite guidée du Musée, salué la statue de Balzac, les portraits de Zola, Baudelaire et Manet, avant de découvrir quelques merveilles de la capitale : la place Vendôme où ils ont songé au jeune Rastignac, personnage avide de pouvoir du Père Goriot de Balzac puis le luxueux Opéra Garnier.

Enfin, l’heure du spectacle tant attendu est arrivée. Les jeunes ont d’abord découvert avec émotion le dépouillement des Bouffes du Nord, les murs bruts, la pierre, la nudité du plateau. Ici et là, quelques étoffes jaune, rouge et ocre, structurent l’espace scénique. Des bambous, de longs roseaux sont adossés contre le mur. Est-ce une forêt ? Sont-ce les armes de la bataille ?  En effet, Battlefield, « champ de bataille », raconte un épisode du Mahabarata, une épopée universelle et atemporelle, écrite il y a plusieurs milliers d’années. Une famille s’est déchirée pour obtenir le pouvoir, semant destruction et massacres. Comment celui qui monte finalement sur le trône peut-il faire face à la réalité, aux crimes, aux remords ? Comment rétablir l’ordre et le calme, autant dans le monde qu’en soi-même ?

Là, il n’y a pas de rideau. Pas d’estrade. L’espace scénique et la salle se mêlent. La musique enivrante d’un djembé plonge le public dans la magie du théâtre. « La musique est impressionnante. C’est comme un personnage qui raconte l’histoire »  remarque Antoine, jeune optionnaire de quinze ans. Dans une mise en scène autant dépouillée qu’authentique, l’histoire se joue, face au public et avec le public. « Les cobattlefieldmédiens y croient, alors nous aussi on y croit. On imagine ce qu’ils voient, ce qu’ils disent, ce qu’ils sont », « les comédiens ont intégré le public dans le jeu de scène. Ils m’ont donné, à un moment,  des objets symboliques pendant la représentation. Les spectateurs étaient vraiment dans l’action »  commentent Hélène et Honorine, élèves de l’option qui prennent la mesure de ce que l’on appelle la distanciation au théâtre. Grâce à la sobriété du jeu, de la musique, des magnifiques lumières, c’est tout l’univers du Mahabarata qui déferle devant nos yeux : un ver de terre, un faucon,  une mangouste, tout l’or du royaume, le Gange, la forêt en flammes. Lola, une autre optionnaire a été très sensible aux  « leçons de cote-slide-battlefield-2vie données par la pièce, les fables qui font réfléchir sur ce qui est important dans la vie, sur le partage, la justice.» Après 1h30 de spectacle, les jeunes, à l’instar de l’ensemble du public, sont éblouis. Les lumières se rallument doucement tandis qu’Amine, un adolescent de l’option murmure: « C’était génial. C’était fort. J’ai découvert une autre forme de théâtre

 

 

Le Théâtre : une nouvelle option au lycée Saint-François-de-Sales

P20151210_122309our la rentrée 2015, le lycée Saint-François-de-Sales d’Alençon propose aux élèves des classes de seconde, une nouvelle option : le Théâtre. A raison de trois heures par semaine, 17 élèves sont encadrés par un professeur de Lettres-Théâtre et un professeur de Lettres, ainsi que par deux professionnels artistiques, Laurent Cottel, directeur de La Compagnie des Enfants perdus et son assistant Philbert du Rosel. C’est un véritable partenariat qui est mis en place, à la fois avec un partenaire artistique mais aussi avec les structures locales, la Scène Nationale 61, la Compagnie des Enfants perdus, et la CELECA, une association qui propose depuis plus d’un demi-siècle des sorties culturelles à Paris pour les élèves (et anciens élèves) de Saint François. Pour les jeunes, « l’option théâtre apporte un développement, de la cohésion avec les autres, la confiance aussi. On peut s’exprimer facilement, de manière corporelle ou verbale » explique Antoine, jeune optionnaire. D’autre part,  « cette discipline, permet la découverte de soi, la mise en jeu des savoir-être, le respect des autres et permet bien évidemment d’appréhender de manière diversifiée l’ensemble de l’univers théâtral »,  précise Valérie Boisbunon Hanocq. C’est aussi l’occasion de donner toute « sa place à l’erreur », 20151210_122459rappelle Fabienne Paris. Eugénie, jeune élève de seconde, commente son choix de l’option : « Pour moi l’option théâtre est une façon de repousser mes limites en ce qui concerne ma timidité et la peur que j’ai vis-à-vis du regard des autres. C’est également l’opportunité de mieux connaître les autres en dehors des cours. C’est aussi un moyen d’apprendre à contrôler mes émotions si nécessaire. » Enfin l’option met également l’accent sur la dimension culturelle. En cela,  l’équipe pédagogique de l’option a choisi une programmation des plus variées. Le premier spectacle qui aura lieu le 10 octobre permet la rencontre avec un monument du théâtre contemporain : Peter Brook et sa pièce Battlefield au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris.  Ainsi, l’option se veut placée sous le signe de la diversité et du plaisir de jouer, de créer et de découvrir !