Journal de bord

Ce que disent les élèves de l’option…

« Pour moi l’option théâtre est une façon de repousser mes limites en ce qui concerne ma timidité et la peur que j’ai vis-à-vis du regard des autres. C’est également l’opportunité de mieux connaître les autres en dehors des cours. C’est aussi un moyen d’apprendre à masquer mes émotions si nécessaire. » Eugénie

« Le théâtre me permet de pouvoir me sentir en confiance avec certaines personnes que je ne connaissais pas, de pouvoir cacher mes émotions en en montrant d’autres. » Léon

« Pour moi, l’option théâtre me permet de me libérer mais aussi de faire des liens avec d’autres personnes, d’apprendre à les connaître en dehors des cours. Le théâtre n’est pas pour moi une matière scolaire mais je le considère plutôt comme un loisir. » Manon

« J’avais déjà un peu testé la pratique théâtrale dans un cours durant deux ans et j’ai vraiment aimé. Le théâtre me permet d’être quelqu’un d’autre que moi. C’est pour ça que cette année, j’ai choisi l’option théâtre. » Honorine

« L’option théâtre apporte un développement, de la cohésion avec les autres, la confiance aussi. On peut s’exprimer facilement, de manière corporelle ou verbale. » Antoine

« L’option nous apprend à être plus à l’aise à l’oral. » Zoé

« L’option théâtre permet d’être mieux avec les autres. Je trouve que le groupe est soudé. » Lola

« Cette option permet de faire un travail sur soi-même, ne plus avoir peur du regard des autres, de s’exprimer avec aisance, d’être comme dans une espèce de bulle lorsque nous jouons un rôle. Le théâtre nous apporte une confiance en soi. »

 

Journal de bord

 Journal de bord –  09/09/15,  par Manon

Lors de l’échauffement, nous avons, comme lors des séances précédentes, marché dans l’espace, en suivant les règles non-verbales.

La réaction de chacun est de plus en plus rapide mais on constate une gêne quand il s’agit de se prendre dans les bras.

Nous avons refait l’exercice de l’aveugle et pris conscience qu’il fallait accompagner l’autre pour qu’il nous fasse confiance et que, pour finir, nous ne fassions plus qu’une personne. Ainsi, nous avons commencé à jouer sur l’équilibre de celui qui a les yeux fermés.

Certains sont crispés et ne se laissent pas aller. D’autres ne savent pas encore comment accompagner leur partenaire sans le guider.

Enfin, nous avons réalisé des intentions de jeu silencieuses, l’un après l’autre.

De la joie à la colère en passant par la tristesse ou le stress, chacun s’est concentré pour ressentir l’intention qu’il avait à jouer.

Beaucoup ont eu du mal à se lancer…

 

Journal de bord du jeudi 17/09/2015, par Oumar

Au théâtre, nous avons fait l’exercice habituel, donc nous avons marché dans la salle au même rythme que la musique, ensuite nous avons fait un travail à deux sur la confiance en soi et la confiance de l’autre.

Enfin, une dame est venue dans notre classe pour nous expliquer les théâtres que nous allons partir voir.

 

Journal de bord – séance du 23/09/2015, par Loeza

Exercices habituels : marcher avec les regards et duo en aveugle.

Improvisation par groupes de 5 ou 6 personnes.

Le 1er groupe a fait une mise en abyme, jouer la recherche d’idées pour une improvisation. C’était bien.

Le 2ème groupe a joué la colère d’un professeur à l’égard de ses élèves eux-mêmes en colère après lui.

Le 3ème groupe, la tristesse en apprenant la mort de quelqu’un. Je n’ai pas aimé ma prestation, j’ai trop surjoué.

 

Journal de bord du 1er Octobre, par Antoine Rey

Au début de la séance nous nous sommes baladés dans l’espace puis quand on le sentait, il fallait mettre la main dans le dos de quelqu’un et la personne, sans même savoir qui c’était, fermait les yeux.

Ensuite, nous avons marché et quand le professeur passait une consigne non verbale, il fallait la suivre le plus vite possible et sans parler.

Par groupes de 3, en veillant à économiser les mots, deux personnes avaient une émotion (joie, tristesse…) et l’autre personne arrive un peu plus tard avec une émotion complètement différente ce qui “bouleversait” et changeait l’émotion des deux autres personnes.

 

Journal de bord du 04/11/15, par Léon

Aujourd’hui, nous ne sommes pas restés à Saint-François, nous nous sommes rendus dans une salle en centre ville où il y a un grand plateau et une petite scène.

Comme d’habitude, nous avons marché en nous regardant dans les yeux, mais les consignes non-verbales n’étaient pas données par Philbert, il choisissait une personne, à qui il touchait le dos, et elle donnait les consignes (toujours non-verbales).

Pour certaines personnes, j’ai remarqué qu’elles attendaient tout de même que Philbert donne la consigne plutôt que de regarder autour de lui pour voir ce que les autres faisaient.

L’exercice ne m’a pas paru compliqué : il suffisait de regarder tout le monde et de faire attention aux changements.

Puis nous avons fait l’exercice où tout le monde marche et on va là où quelqu’un nous pose la main dans le dos et on ferme les yeux.

Au début, il fallait juste se déplacer mais après il fallait faire des mouvements plus complexes, où il arrivait de perdre l’équilibre. Ce qui m’a paru très dur, c’est d’ évoluer sans être guidé précisément, juste suivre le mouvement – les yeux toujours fermés – cela ne reste pas simple.

 

Journal de bord du 12 novembre, par Zoé

Pour commencer nous avons parlé de Jean-Pierre Vincent (metteur en scène de En attendant Godot de Beckett, que nous allons voir aux Bouffes du Nord le 13 décembre).  Après nous avons fait un cercle avec tout le groupe et nous avons fermé les yeux à l’exception d’une personne qui formait des nœuds en passant sous les bras des autres personnes puis on ouvrait les yeux pour les défaire en silence. Ensuite nous avons formé des groupes de 4-5 élèves et nous avons suivi le même procédé mais les yeux ouverts. Puis nous avons réalisé des  improvisations sur le thème de l’attente :

– attendre une personne qui ne vient pas dans un restaurant

– attendre dans la file d’attente interminable de la poste

– des comédiens attendent avant d’entrer en scène

– des sdf surpris en train de fouiller les poubelles ; ils se cachent et attendent le départ du vigile

– des élèves qui ne veulent pas faire le travail demandé (mise en abyme : la consigne était qu’ils refusent la consigne, avec la complicité du professeur !). Cette fois-ci, c’est le spectateur qui attend.

– attendre pour un entretien d’embauche

 

Journal de bord du  10 novembre 2015, par Inès

Jeudi dernier, nous avons fait un exercice pour apprendre à rester soudé dans n’importe quelle situation, nous avons fait une ronde et nous nous tenions tous la main. Une personne devait avancer au milieu de la ronde, pour créer un nœud, ensuite quand il y a avait plusieurs nœuds, on devait les défaire nous mêmes sans se détacher. .

Ensuite nous avons effectué une improvisation sur l’attente pour créer un lien avec la pièce de théâtre En attendant Godot .

On a travaillé sur le paradoxe de l’attente dramatique et sur le sens du mot « Godot ».