Sorties culturelles à Paris

Sorties culturelles à Paris

Les sorties culturelles sont organisées par l’association CELECA et sont proposées :

  • Aux collégiens accompagnés.
  • Aux lycéens.
  • Aux parents d’élèves.
  • Aux personnels de Saint-François.

Note: Vous pouvez rencontrer l’abbé Carelle à son bureau situé dans la salle 148 du Pavillon central (3e étage), au moment des récréations.

Saison culturelle 2017 – 2018

 

Dimanche 8 octobre 2016 : Cosi fan tutte, de Wolfgang Amadeus Mozart
Livret de Lorenzo Da Ponte
Mise en scène d’Anne Teresa De Keersmacker
Direction musicale de Philippe Jordan
Opéra Garnier

Pour ce premier opus de sa nouvelle trilogie Mozart‑Da Ponte, l’Opéra de Paris a choisi de marier intimement le chant à la danse en confiant la mise en scène de Così fan tutte à Anne Teresa De Keersmaeker. Excellant à rendre visible sur scène la géométrie profonde des œuvres musicales, la chorégraphe travaille avec une double distribution de chanteurs et de danseurs.
Elle transforme la scène du Palais Garnier en un espace où les amants, pour avoir tenu le pari d’un philosophe héritier des Lumières, vivent une expérience alchimique et affective. Leurs corps deviennent pareils aux couples d’éléments qu’évoque Goethe dans Les Affinités électives : on les croit indissociables jusqu’à ce qu’un corps étranger vienne rompre l’équilibre et créer de nouvelles liaisons…

Samedi 11 novembre 2017 :  Balanchine, Teshigawara, Bausch
Opéra Garnier

Agon
Musique d’Igor Stravinski
Chorégraphie de George Balanchine

Grand Miroir (création)
Musique : Concerto pour violon d’Esa-Pekka Salonen
Chorégraphie de Saburo Teshigawara

Le Sacre du Printemps
Musique d’Igor Stravinski
Chorégraphie de Pina Bausch

Dimanche 3 décembre  2017 : Les Fourberies de Scapinde Molière
Mise en scène de Denis Podalydès
Scénographie d’Eric Ruf
Comédie-Française

Denis Podalydès revient en tant que metteur en scène Salle Richelieu avec « Les Fourberies de Scapin » qui, jouées plus de 1500 fois par les Comédiens-Français, n’ont pourtant pas fait l’objet d’une nouvelle production depuis vingt ans.

Il aime l’idée d’une « pièce de troupe, écrite non pas pour la Cour mais pour le peuple », créée en 1671 au Palais-Royal pendant une période de travaux. Molière est alors libéré des contraintes des comédies-ballets et des comédies à machine : c’est du « théâtre pur » qui offre au metteur en scène une grande liberté d’action.
La scène se passe à Naples, porte ouverte à l’imaginaire maritime, tendue vers l’Orient. Face à deux pères autoritaires, deux fils aux amours contrariées s’en remettent au rusé Scapin, habité d’une folle énergie de revanche, double de Scaramouche, acteur italien à la vie aventureuse que Molière admirait : « à vous dire la vérité, il y a peu de choses qui me soient impossibles, quand je m’en veux mêler. » Si le valet bouffon reçoit des coups de bâton, et en rend notamment dans la célèbre scène du sac, Denis Podalydès rappelle qu’il tire son nom du verbe italien scappare qui signifie « s’échapper », « s’envoler ». S’ensuit alors, dans un climat de demandes de rançons et de contrariétés paternelles, une avalanche de stratagèmes et autres fourberies que l’auteur excellait à peindre.

Dimanche 4 février 2018 : Le Barbier de Séville, de Gioacchino Rossini
Livret de Cesare Sterbini, d’après Beaumarchais
Mise en scène de Damiano Michieletto
Direction musicale de Riccardo Frizza
Opéra Bastille

Chef-d’œuvre du genre buffa, Le Barbier de Séville connaît toujours le même succès qu’à sa création en 1816. Inspiré de la pièce éponyme de Beaumarchais, l’opéra de Rossini reste fidèle à la simplicité narrative de la pièce, tout en mettant en scène des personnages bouillonnants au rythme effréné de la partition. L’ouverture comme les airs gagnent rapidement leur célébrité. La mise en scène endiablée de Damiano Michieletto alterne avec une extrême aisance entre un réalisme pittoresque et un fantastique onirique dans un décor unique monumental faisant du Barbier de Séville une comédie loufoque déjantée mais aussi criante de vérité.

 
 
Samedi 24 mars 2018 : 

Tout d’abord…

The Prisonner
Texte et mise en scène de Peter Brook et Marie-Hélène Estienne
Théâtre des Bouffes du Nord

“Un homme est assis, seul, devant une immense prison, dans un paysage désert.
Qui est-il ? Pourquoi est-il assis là devant cette prison ?

Est-ce un choix délibéré ? Est-ce une punition ? Et ceux qui sont à l’intérieur, quels  crimes ont-ils commis, eux ? Et comment considèrent-ils cet homme qui leur fait face ? Un fou ? Un fou de Dieu ? Un criminel, lui aussi, comme eux ? Quelle punition pour quel crime ? Quelle justice ?  Qui a pris cette décision ? Pourquoi le laisse-t-on ainsi narguer la justice, quand il peut s’enfuir à n’importe quel moment ? Questions pour ceux qui dirigent la prison, et pour tous ceux qui y sont enfermés. Cet homme cherche-t-il une rédemption ? Est ce que des gens viennent le voir ? Est-il là depuis longtemps ?

À travers des ateliers, en France et à l’Etranger, nous allons pénétrer dans la richesse de tous ces thèmes. Et présenter, aux Bouffes du Nord,  l’évolution de cette incursion dans cette étonnante fourmilière.”

Peter Brook – Marie-Hélène Estienne

Puis… direction l’Opéra Bastille

Daphnis et Chloé (Maurice Ravel / Benjamin Millepied)

Boléro (Maurice Ravel / Maurice Béjart)

 

Samedi 30 juin 2018 : Le Triomphe de l’Amour, de Marivaux
Mise en scène de Denis Podalydès
Direction musicale de Christophe Coin
Théâtre des Bouffes du Nord

“Marivaux regarde de tout près comment agit le désir amoureux : d’où ça part, ça monte, comment ça vient aux lèvres, comprimé, réprimé, comment ça se trahit d’une manière ou d’une autre, comment ça éclate. C’est l’aveu impossible et qui jaillit pourtant. Un tout petit mot, un petit rien, et ce petit rien fait vaciller le monde. Il regarde ce rien opérer dans la langue elle-même. C’est une maladie, une contagion. Dans un certain éclat d’esprit, apparemment enjoué, s’entend une effroyable violence du cœur. Le Triomphe de l’Amour est un saccage, une hécatombe.

Le langage est le champ de bataille, le langage fait enrager la bête en voulant lui donner forme raisonnable, le langage la nourrit et décuple ses forces. L’homme ou la femme qui aime se transforme en monstre, séduit et fait peur, bouleverse, affole, laisse l’autre exsangue. Il n’y a pas d’amour heureux: l’amour-propre, l’orgueil humain, l’inconscient, conduisent le cœur et se jouent de la raison.

On comprend que certains grands personnages de Marivaux, soucieux de paix, de bienveillance, de lettres aussi, renoncent délibérément à l’amour, s’en écartent, fondent une petite société à part de ses dangers et de ses charmes.

J’aime la figure du philosophe à l’écart. Hermocrate a constitué une petite société organisée philosophiquement selon ses principes. On y jardine, on y fait de la musique, on y lit, on y boit et mange, mais on n’y aime point. L’Utopie d’Hermocrate tient à ce renoncement.

L’harmonie règne au prix d’une mutilation.

La princesse Léonide, travestie en homme sous le nom de Phocion, arrive innocemment. Elle ne connaît pas non plus l’amour. Prise au jeu, inconsciente de la maladie qu’elle propage dans le jardin philosophique, elle mène simultanément trois conquêtes amoureuses avec autant de virtuosité que d’innocence.

Hermocrate, sa sœur Léontine et le Prince Agis succombent, non parce qu’ils ont affaire à une femme diabolique, mais à l’Ange, à l’Amour en personne, qu’ils avaient cru chasser du jardin.”

 

Denis Podalydès